2. La Renaissance
Les trois primordiaux se retrouvèrent seuls au milieu des ruines de l’ancien monde. Victorieux, mais face à un vide immense. Il leur fallait tout recommencer.
Ensemble, ils voulurent bâtir un monde parfait. Mais chacun en avait sa propre vision et, malgré plusieurs tentatives, aucun ne sut céder.
Atlas, le plus puissant, façonna l’Overworld dans ses moindres détails. Il dessina les plaines et les montagnes, creusa les vallées, étira les océans jusqu’aux horizons et souffla sur le monde sa lumière et son climat. Chaque biome, chaque recoin, chaque parcelle de terre porta la marque de ses mains.
Oblivia tourna les yeux vers l’infini. Elle façonna l’End, ses îles suspendues hors du temps, ses étendues silencieuses où la réalité s’effile jusqu’à n’être plus rien. Un monde sans horizon, sans chaleur, d’une beauté froide et absolue. Pour garder son entrée, elle créa l’Enderdragon.
Mortifer vit les choses autrement. Là où ses pairs voyaient lumière et équilibre, lui creusa vers les profondeurs et sculpta le Nether dans toute sa brutalité. De ses cavernes de braise et de lave jusqu’à ses forêts hostiles et sauvages. Non par malice, mais parce que c’était sa vision du parfait.
Trois mondes naquirent là où un seul était espéré.
Ces trois mondes étaient vastes, détaillés, accomplis. Mais ils étaient immenses, bien trop immenses pour que trois dieux seuls puissent les gouverner. Alors, les primordiaux unirent leurs pouvoirs pour forger les dieux secondaires, huit divinités à qui ils confièrent la garde de ce qu’ils avaient bâti.
